De nombreuses personnes ayant ou ayant eu dans leur parcours personnel une consommation de produits psychoactifs font, plus encore que d’autres catégories de publics éloignés de l’emploi, face à de multiples obstacles en matière d’insertion : faible niveau d’étude, absence de logement stable, épisodes de ruptures sociales et familiales, antécédents d’incarcérations, problèmes de santé, troubles du comportement, troubles psychiques ou psychiatriques.

  • 75 à 80 % des personnes fréquentant les structures spécialisées en addictologie sont ainsi sans emploi régulier ;
  • Il n’existe pas d’articulation entre les champs professionnels du soin et de l’insertion. Le soin est généralement posé comme un préalable à l’insertion ;
  • La France n’a, à ce jour, engagé aucune politique publique spécifique pour l’insertion par l’emploi de publics usagers de drogues ;

Le dernier Plan Gouvernemental de lutte contre la drogue et les toxicomanies évoque cependant, et pour la première fois, un nécessaire rapprochement et une meilleure articulation entre les acteurs du champ médico-social et du champ social, dans le but de favoriser l’insertion et la réinsertion sociales des personnes présentant une addiction.